MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL

CLIENT : MUSÉE DES BEAUX-ARTS
BUDGET : 55 000 000 $
Projet réalisé en consortium

La fonction première du nouveau pavillon du musée est de présenter la collection permanente aussi  bien que les expositions temporaires. Mais le musée est aussi, sur le plan social et culturel un lieu de rencontre d’importance, où conférences, réunions et réceptions sont parties  intégrantes d’un programme qui s’inscrit dans la nouvelle tradition du musée contemporain.  La Verrière, qui mesure onze mètres sur trente-cinq, a été conçue pour de telles activités. Elle surplombe les toits des édifices         avoisinants et offre une vue intéressante sur le fleuve Saint-Laurent qui se découpe à travers les gratte-ciel du centre-ville.

LE MUSÉE, UN SYMBOLE DANS LA VILLE

Le bâtiment de 1912 était à la fois le reflet, l’image et le symbole des valeurs de son époque. Une architecture classique, une tour d’ivoire fermée, réservée aux gens distingués et cultivés. De lourdes portes en bois et en bronze préservaient l’intérieur des regards. Des murs blancs munis d’un minimum de fenêtres et abritant les salles d’exposition empêchaient toute activité se déroulant à l’intérieur du musée d’être visible de l’extérieur. 

Le musée des années 1990 n’est pas une tour d’ivoire : c’est un édifice public, dans le vrai sens du terme. L’endroit doit être transparent et invitant, - les activités qui s’y déroulent doivent être en quelque sorte le prolongement du mouvement de la rue. Il doit y régner une ambiance confortable, pour les jeunes aussi bien que pour les gens plus âgés, qu’ils soient en jeans ou en complet.

Ce caractère pluraliste se trouve renforcé par la visibilité et la transparence des zones publiques et par les itinéraires prévus pour